Le XV de France signe une victoire libérée face à l’Australie
Le XV de France s’est imposé brillamment face à l’Australie (48-33) en terminant sa Tournée d’Automne par une victoire. Un match spectaculaire, marqué par une seconde période nettement dominée par les Bleus, qui ont su allier efficacité offensive, rythme élevé et prise d’initiatives.
Après une première mi-temps équilibrée (19–19), les Français se sont libérés dans le jeu, accélérant dans les zones d’impact, multipliant les courses tranchantes et exploitant les espaces avec justesse. Nicolas Depoortère et Louis Bielle-Biarrey ont chacun inscrit un doublé, tandis que Julien Marchand et Maxime Lamothe ont confirmé l’impact des avants. Thomas Ramos a ajouté ponctuellement une pénalité et transformé cinq essais.
Si l’attaque a été inspirée, le match a également mis en lumière quelques imprécisions défensives et un excès de pénalités. Un point que le capitaine Grégory Alldritt a lui-même souligné, tout en reconnaissant les progrès offensifs observés en seconde période.
🗣️ Réaction du capitaine Grégory Alldritt – Source : L’Équipe
« On est plus libérés dans le jeu en deuxième période, c’est sûr. On marque des essais, même en première période où on tourne à 19 points. Offensivement, c’est une belle prestation, mais il y a trop de fautes. On sait que les matches du Tournoi peuvent se jouer à trois points ou moins, donc la discipline va être super importante. On a une période en club qui arrive où on va retrouver en Coupe d’Europe les arbitres internationaux, donc ça va être à nous, individuellement, de travailler dur là-dessus, et on mettra tout en commun en arrivant pour le Tournoi pour progresser dans ce domaine et être plus performants défensivement. »
Dernier match du Tournoi d’Automne du XV de France face à l’Australie - Grégory Alldritt « on veut passer un cap de plus »
Grégory Alldritt, le capitaine du XV de France lors de la conférence de presse, veille de match France - Australie
Les joueurs du XV de France vont affronter demain soir l’Australie pour leur dernier match du Tournoi d’Automne au Stade de France. Le capitaine des Bleus, Grégory Alldritt s’est exprimé face la presse après l’entraînement pour exprimer son optimisme de remporter ce dernier rendez-vous face à leur public.
Comment sentez-vous cette tournée de novembre ?
» je sens bien l’équipe . Nous sommes à l’hôtel à Montmartre depuis hier. C’est nouveau, ça donne une énergie supplémentaire. On a hâte de retrouver le Stade de France aussi. On veut passer un cap de plus. On doit se rassurer dans plusieurs domaines, on a un gros match à donner que ce soit individuellement et collectivement. Il y avait de la frustration après les Fidji (34-21) . On veut finir cette tournée en faisant plaisir à notre public , donnant tout. Pour gagner face à l’Australie, il faut tout donner. C’est une équipe très physique qui joue bien au ballon. On doit surtout gagner avec la manière. » a déclaré le capitaine du XV de France en conférence de presse.
Coup dur pour les féminines du PSG qui s’inclinent face au Bayern de Munich
Le PSG féminin s’est incliné face au Bayern de Munich 1-3 ce jeudi 20 novembre dans le cadre de la 4éme journée de la Ligue des champions au Parc des Princes rempli de 15 000 supporters. Un vrai coup dur pour les parisiennes qui accumulent une quatrième défaite .
Pourtant, les Rouge et Bleu ont entamé la rencontre face aux allemandes avec beaucoup d’énergie et de détermination. Dès la 16ᵉ minute, la capitaine Sakina Karchaoui a conclu une belle combinaison après un service de Joe Echegini et Rasheedat Ajibade pour donner l’avantage à Paris (1-0).
Mais moins d’une minute plus tard, les Bavaroises ont contre-attaqué et égalisé par Linda Dallmann (17ʹ).
Le tournant
Le repli défensif parisien après l’égalisation s’est avéré fatal. À la 35ᵉ minute, Momoko Tanikawa a permis à Bayern de prendre l’avantage (1-2) sur un tir bloqué puis repris. En seconde période, malgré des intentions affichées (notamment de Yaya (PSG) et Merveille Kanjinga), Paris n’a pas réussi à concrétiser. En toute fin de match, à la 87ᵉ minute, Jovana Damnjanović a scellé la victoire de Bayern sur un contre (1-3).
Conséquences sportives
Cette défaite place le PSG dans une position délicate dans son groupe : sans victoire après quatre journées, les chances de qualification pour la suite de la compétition sont fortement réduites. Du côté de Bayern, cette victoire est un signe fort : un retour de situation, et une confirmation que l’équipe allemande est une candidate sérieuse pour aller loin.
Soirée de lancement du MOOC, outil de levier d'égalité dans le sport avec Nicole Abar, d'Egal Sport
Lors de la soirée de lancement du MOOC porté par l’association Égal Sport en partenariat avec la Fédération Française de Football plusieurs personnalités engagées pour l’égalité dans le sport ont pris la parole le 19 novembre au siège de la FFF.
Parmi elles, Nicole Abar, co-fondatrice d'Egal Sport, pionnière du football féminin français (huit fois championne de France et ancienne internationale de 1977 à 1987), éducatrice, militante et co-autrice de projets pédagogiques sur l’égalité filles-garçons par le sport est revenue sur son parcours, son engagement et la question de la transmission, le pouvoir du sport comme levier d’égalité.
Infosports75 : Pouvez-vous vous présenter et revenir sur votre parcours ?
Nicole Abar : Je m’appelle Nicole Abar. Je suis une ancienne joueuse de l’équipe de France de football, où j’ai évolué de 1977 à 1987. J’ai été huit fois championne de France. En parallèle, j’ai obtenu un diplôme d’entraîneur. Je l’ai passé de Didier Deschamps, à une époque où il n’y avait pas encore de promotion spécifique pour les femmes. Comme il n’y avait pas assez de femmes,
nous passions ce diplôme en même temps que les hommes.
Infosports75 : Quel est le sens de votre présence aujourd’hui, lors de ce lancement du MOOC créé par l’association Egal Sport ?
Nicole Abar : Mon histoire et mon engagement sur ce sujet remontent déjà à longtemps. L’année prochaine, cela fera 30 ans que je travaille sur cette thématique du rôle du sport, du corps, de la motricité et de l’espace dans la construction de la personnalité. Je trouve que c’est un sujet qui a été beaucoup trop longtemps oublié.
Dans les années 1998, je joue au foot dans un club au Plessis-Robinson. Le président du club décide d’évincer toutes les équipes féminines du club. Les filles jouaient deux niveaux au-dessus des garçons, ne touchaient pas d’argent, alors que les garçons, eux, percevaient des primes de match. Cela m’a mise très en colère.
Nous avons intenté un procès. Nous l’avons gagné, mais il a fallu cinq ans : cette décision est devenue une jurisprudence française et européenne. Ensuite, je me suis posé la question : Est-ce que tu as vraiment changé le monde avec cette victoire juridique ? La réponse était non. Je suis alors allée vers l’éducation, en me disant qu’il fallait éduquer à l’égalité dès le plus jeune âge. J’ai inventé un projet qui s’appelle Passe la balle. Vingt ans après, j’ai lancé La Conquête
de l’Espace, où je compare l’évolution des enfants. L’idée, c’est de mettre des enfants en activité de motricité, filles et garçons mélangés, et de faire en sorte qu’ils travaillent ensemble.
Apprendre à négocier : Moi je veux ça, toi tu veux ça. Comment on fait pour s’entendre pour que chacune et chacun puisse prendre sa place et s’exprimer ?
Infosports75 : Concernant le sport de haut niveau, il existe un écart important entre les rémunérations dans le sport féminin et masculin. Qu’en pensez-vous ?
Nicole Abar : Il faut absolument donner à consommer du spectacle sportif féminin. Les entreprises qui sont de futurs grands sponsors ne sont pas des philanthropes. Elles peuvent s’engager, décider de financer massivement le sport féminin, mais elles ne sont pas naïves : elles ont besoin d’audience. On vit dans une société qui se
trouve presque dans l’impossibilité de donner à voir du sport féminin. C’est la structure qui veut cela. Les marques n’y trouvent pas leur compte. Elles ont besoin d’avoir une efficacité financière sur leur engagement. Orange, partenaire de la FFF a décidé de financer à 50/50 le foot masculin et féminin au sein de cette fédération. Il
faudrait généraliser ce type de décision dans toutes les disciplines pour de meilleurs moyens pour créer des conditions d’entrainements de qualité au niveau des staffs médicaux, techniques, la prise en compte de la rémunération de ces sportifs et convaincre les médias avec plus d’espace pour que cela devienne la norme.
Infosports75 : Lors de la dernière Coupe du monde féminine de Rugby, l’audience était très forte. Mais derrière, peu de choses changent. Pourquoi ?
Nicole Abar : Merci pour cette question. On a eu la même chose en 2019 où il y a eu 6 millions de téléspectateurs sur le premier match de l’équipe de France. Mais aujourd’hui, dans les stades de D1 Arkema, on est revenu à environ 5 000 spectateurs. Même avec un renfort de promotion, pour notre équipe de France on arrive à 10 000-15 000 spectateurs. En Angleterre, ils sont à 100 000 et en
Espagne, ils sont à 200 000. Notre société a été capable ponctuellement de créer de l’envie, de l’audience, de l’enthousiasme. Mais, derrière, les mentalités ne se transforment pas en profondeur.
Donc on repart en arrière et il faut à nouveau recommencer. Donc si on ne travaille pas sur ce qu’on vient de dire, sur le MOOC, la sensibilisation, la conscientisation des effets néfastes des stéréotypes, si on ne mobilise pas, si on ne fait pas du sport et du corps une activité de base essentielle, on n’ avancera pas. Car les mentalités
reviennent au point de départ, malgré les succès évidents que ce soit pour le foot ou le rugby.
Infosports75 : Certains sportifs expriment le fait que le sport ne fait pas partie de la culture française ? Qu’en pensez-vous ?
Nicole Abar :Effectivement, le sport à l’école chez les tous petits n’est pas une réalité. Avant même d’apprendre à lire, à écrire et à compter, on devrait pratiquer des activités physiques e sportives car c’est de là qu’on construit de l’estime de soi, et qu’on va relever des chalenges et des défis et qu’on va permettre d’exprimer à 100% sa personnalité que ce soit pour soit et pour la société qui va en bénéficier.
Infosports75 : On parle aussi de lien social dans le sport ?
Nicole Abar : Oui, le sport individuel ou collectif, c’est une pierre complémentaire de toutes les autres pierres qui font que nous sommes des individus qui vont dans une société, un
monde où l’on va rencontrer de la culture, du sport, de l’engagement sur le plan professionnel. C’est tout cela être une personne qui vit dans un environnement. Être capable de goûter à plein de choses et de trouver de la ressource dans tous les univers. Mais depuis toujours on a oublié le sport pour les femmes. C’est un vrai oubli malgré ce qu’ont fait les féministes depuis les années 70 que je respecte
vraiment. Cette partie du corps de joie, d’exaltation, de bonheur, elles l’ont oublié. Parce qu’elles n’étaient pas conscientes de ce qu’elles n’avaient pas eu car elles ne l’ont pas expérimenté. Elles ne savent ce qu’elles ont perdu. Le principe de la République pour notre école c’est : les savoirs essentiels lire, écrire , compter, respecter autrui. Moi à l’Assemblée nationale j’ai dit , cela devrait être activité physique et sportive, motricité, lire, écrire , compter et respecter autrui. C’est cela qui devait être en priorité.
Comment changer les mentalités concrètement ?
Nicole Abar : Pour changer les mentalités, il faut le faire avec bienveillance, avec les outils suffisamment simples pour toucher plus le cœur que la tête. Conscientiser c’est faire sentir aux gens que c’est d’une violence individuelle subie par les filles et les
garçons et que c’est une perte de potentiel et de capacité d’expression et de richesse pour la société dans son ensemble. Donc aujourd’hui, il fut se rapprocher de tous les professionnels qui sont au contact des enfants. D’où le MOOC que nous avons présenté avec Egal Sport que j’ai cofondé. Avoir un outil accessible via
internet partout dans le monde où chacun peut s’en saisir à son rythme et pour transférer dans sa vie personnelle et en tant que parent ou sa vie professionnelle. Si je suis animateur dans un centre de loisirs, entraîneur de foot, personnel de l’éducation national, chacun chacune doit se l’approprier pour changer cela. Si on le
fait massivement, on peut espérer que dans 20 ans on aura changer la génération suivante et que le monde sera différent.
Les Bleus se qualifient pour la Coupe du Monde 2026 après leur large victoire face à l’Ukraine
L’équipe de France a signé une victoire nette et sans appel( 4–0) face à l’Ukraine lors du match de qualification pour la Coupe du Monde 2026 ce jeudi 13 novembre au Parc des Princes. Une prestation sérieuse, parfois laborieuse dans le rythme, mais globalement dominée par les Bleus qui ont su accélérer au bon moment pour faire exploser la défense ukrainienne.
Hommage rendu aux victimes du 13 novembre 2015
Avant l’ouverture du match, l’équipe de France et le public ont observé un minuteur de silence en ce jeudi 13 novembre 2025 pour rendre hommage aux victimes tuées il y a 10 ans jour pour jour par des terroristes sur Paris . Le public a ensuite entonné la Marseillaise à la 13’ de jeu .
Un début de match fermé, puis la délivrance
Pendant 45 minutes, la France s’est heurtée à un bloc ukrainien dense, compact, difficile à contourner. Les Bleus ont monopolisé le ballon mais sans réussir à créer de vraies situations dangereuses.
Le tournant intervient au retour des vestiaires : une faute ukrainienne dans la surface offre un penalty transformé par Kylian Mbappé.
Ce but libère totalement les Français et change la dynamique du match.
Les Bleus à pleine puissance
Après l’ouverture du score, l’équipe de France déroule et impose un tempo supérieur.
Les Ukrainiens reculent, fatigués par les courses défensives, et les espaces s’ouvrent.
- Kylian Mbappé signe un doublé (55’, 83’).
- Michael Olise, très mobile entre les lignes, marque un but plein de sang-froid (76’).
- Hugo Ekitike clôt le festival offensif (88’), récompensant sa belle entrée.
Les Springboks s’imposent face au XV de France
Les champions du monde sud-africains ont confirmé leur statut le samedi 8 novembre au Stade de France, en dominant le XV de France (32–17) lors du premier test de la tournée d’automne.
Face à la rigueur et à la puissance des Springboks, les Bleus ont résisté plus de 70 minutes avant de céder sous l’impact et la précision adverse.
Une première période équilibrée avant le rouleau compresseur
Portés par un public de 80 000 spectateurs, les Bleus ont bien débuté avec un double essai de Damien Penaud.
Mais les Sud-Africains ont vite répondu par leur jeu d’avants dominateur et la botte chirurgicale de Handré Pollard, précis sur toutes ses tentatives.
À la pause, les deux équipes étaient encore proches (14-13) mais la seconde période a tourné au récital vert et or.
« Nous avons subi physiquement, surtout dans les 20 dernières minutes », a reconnu Fabien Galthié.
« L’Afrique du Sud reste une machine bien huilée, et nous devons nous en inspirer. »
Les Springboks, implacables dans le combat et la finition
Le pack sud-africain a écrasé la concurrence : Etzebeth, Kolisi et Du Toit ont dicté le rythme dans les zones de ruck, tandis que Kolbe et Arendse ont fait parler leur vitesse en contre.
Deux essais éclairs dans le dernier quart d’heure ont scellé la victoire des Boks, sous les applaudissements d’un public admiratif de leur maîtrise.
« Ce groupe a faim, nous voulons continuer à montrer que nous sommes les meilleurs », a commenté Siya Kolisi, élu homme du match.
Bielle-Biarrey et Cramont face aux médias avant le Tournoi d’Automne
À quelques jours du premier test-match contre l’Afrique du Sud, championne du monde en titre, pour la Tournée d’automne, la Fédération Française de Rugby a convié deux joueurs l’ailier Louis Bielle-Biarrey élu meilleur joueur international français de l’année et le talonneur Guillaume Cramont, l’une des nouvelles recrues du XV de France à une conférence de presse conjointe le mercredi 29 octobre au Centre d’entraînement de Marcoussis.
L’objectif : donner le ton, partager l’état d’esprit du groupe et poser des jalons sur les contributions individuelles attendues.
Une saison 2025 charnière
Le XV de France vient de remporter le Tournoi des Six Nations 2025, mais il entre désormais dans une phase clé : la tournée d’automne, avec des confrontations de prestige face à des nations comme l’Afrique du Sud, les Fidji et l’Australie.
Pour Louis Bielle-Biarrey , le premier match test du Tournoi d’Automne face aux Springboks, champions du monde en titre sera un gros défi à relever à domicile.
Quant au nouveau visage du jeune talonneur de 25 ans Guillaume Cramont, celui-ci est déterminé pour faire un gros match face à l’Afrique du Sud.
- Louis Bielle-Biarrey
Né en 2003, l’ailier (et parfois arrière) de Bordeaux-Bègles s’est imposé très jeune sur la scène française. Il a marqué les esprits lors de la Coupe du monde 2023 et s’est affirmé depuis comme une des flèches offensives incontournables du XV.
Sa vélocité (flashé à 37km/h ) son sens du soutien et sa capacité à finir les actions font de lui un atout naturel en phase de possession. Elu meilleur joueur international français de l’année lors de la 21eme édition de la cérémonie la Nuit du Rugby. - Guillaume Cramont
Talonneur du Stade Toulousain de 25 ans, Cramont est longtemps resté dans l’ombre des grands talonneurs français (Marchand, Mauvaka). Son début de saison remarquable et ses performances en club lui ont valu une convocation pour la tournée d’automne. Il devra rassurer sur sa capacité à assumer les responsabilités sur la feuille de match, voire en jeu de remplacement.
XV de France - William Servat pose les bases d’un choc face à l’Afrique du Sud « cette rencontre n’a rien à voir avec 2023 »
À quelques jours du test contre l’Afrique du Sud le 8 novembre au Stade de France, le XV de France est rentré dans la phase active de préparation à Marcoussis. Lors de la conférence de presse de ce mardi 28 octobre, William Servat, l’entraîneur en charge des avants, a livré une feuille de route axée sur la conquête, l’état d’esprit et la construction d’un nouveau cycle.
William Servat : « Ce match n’a rien à voir avec 2023 »
« Le match du XV de France contre l’Afrique du Sud […] n’a rien à voir avec le match de 2023 », a affirmé Servat, rappelant que la précédente confrontation lors de la Coupe du monde avait laissé des traces mais ne constitue pas le même contexte. Il a insisté : « L’engouement et le désir de jouer ce match est immense, mais ce n’est pas un quart de finale. Sinon, si on perd ce match-là, on aurait fini la tournée. »
L’idée est claire : ne pas tomber dans la nostalgie ou la peur de revivre un fiasco, mais bien aborder ce test comme un tremplin, non comme une fin de partie.
Conquête et ateliers « ballons hauts » : le chantier ouvert
Le pack est sous les projecteurs. Servat a évoqué l’entraînement autour des « ballons hauts », un secteur où les Bleus avaient souffert face aux Sud-Africains en 2023. « Des ateliers sur les ballons hauts, qui ont fait cruellement défaut en 2023 et qui sont encore massivement utilisés par les Springboks, ont aussi été au programme. »
La conquête , mêlée, touche, ballon porté restent au cœur des préoccupations du staff. L’ex-talonneur sait que pour rivaliser avec l’Afrique du Sud, la puissance, la précision et la discipline seront nécessaires.
Une équipe « en projet », entre cadres et relève
Servat a évoqué la présence de cadres blessés mais impliqués, comme Antoine Dupont et Uini Atonio, qui seront présents à Marcoussis pour travailler physiquement et échanger avec le staff. Il a salué leur implication : « Avoir des joueurs qui continuent à venir ici pour l’équipe de France, ça en dit aussi long sur l’implication de nos joueurs dans ce projet . »
Le capitanat n’est pas encore défini, en l’absence de Dupont, ce qui renforce l’idée d’un groupe en transition, où l’engagement et le leadership doivent être partagés.
À l’aube d’un duel hautement symbolique, le XV de France ne veut pas se laisser enfermer dans les blessures du passé. Sous la houlette de William Servat, les Bleus affichent une ambition renouvelée : imposer leur conquête, affirmer leur identité et enclencher un nouveau cycle.
Le 8 novembre servira de test au XV de France face à l’Afrique du Sud , championne du monde en titre.
Le Stade Français s’impose en patron face à Montpellier
Au stade Jean-Bouin, les Parisiens ont offert une démonstration collective face à Montpellier lors de la 8eme journée du Top 14 au Stade Jean Bouin et prennent provisoirement la tête du classement.
Une soirée parfaite à Jean-Bouin
Le Stade Français Paris a confirmé son excellent début de saison en s’imposant largement (35–12) face à Montpellier ce samedi soir. Dans une ambiance bouillante, les hommes de Morgan Parra ont dû être patient pour marquer leurs premiers essais grâce à un doublé du jeune Noah Néné (25’; 34’) et du travail collectif en défense et en attaque.
Les Parisiens ont inscrit cinq essais, dont le doublé de Noah Néné, élu homme du match.
Les hommes de Morgan Parra vont affronter Toulouse, une des meilleures équipes du Top 14 le 1er novembre au stade Ernest Wallon à Toulouse.
Ligue des Champions - le PSG Handball s’incline à Coubertin face à GOG
Le Paris Saint-Germain Handball a concédé ce jeudi 23 octobre sa première défaite à domicile de la saison européenne, battu 34 à 36 par le club danois de GOG, dans le cadre de la 6ᵉ journée de la Ligue des Champions EHF.
Malgré une belle réaction en seconde période, les Parisiens n’ont pas réussi à combler leur retard, après une première mi-temps dominée par une formation danoise particulièrement efficace. À la pause, le score affichait déjà 13-20 en faveur de GOG.
Une rencontre à sens unique en première période
Le collectif parisien, privé de plusieurs éléments cadres, a connu un début de match difficile, marqué par de nombreuses approximations offensives et un manque d’agressivité défensive. GOG a profité de ces erreurs pour imposer son rythme, s’appuyant sur un jeu rapide et la performance majeure de son gardien Peter Johannesson, auteur de 12 arrêts.
Une réaction trop tardive
En seconde période, les coéquipiers de Luka Karabatic ont retrouvé davantage de rythme et d’intensité. Portés par Elohim Prandi (8 buts), les Rouge et Bleu sont revenus à deux points d’écarts sans toutefois parvenir à inverser la tendance face à une équipe danoise disciplinée et redoutablement efficace aux tirs.
Regarder vers l’avant
Avec ce revers, le PSG Handball recule à la 6ᵉ place du groupe, et devra réagir dès la prochaine journée pour rester dans la course à la qualification. L’équipe poursuivra sa préparation en vue du prochain déplacement en Allemagne, avec la volonté de corriger les manques constatés et de renouer avec la victoire.
Prochain rendez-vous :
THW Kiel – PSG Handball, mercredi 29 octobre, 20h45
(Ligue des Champions EHF – 7ᵉ journée)
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